dimanche 23 août 2009

Epilogue
Une conclusion qui n’est pas une fin
Nous voici arrivés au terme de notre voyage. Nous avons parcouru des terres magnifiques pendant près de neuf mois. Neuf mois… une naissance… Ce fut véritablement une renaissance pour notre couple, après sept ans de vie commune. Nous pensons qu’il est important d’entretenir la flamme, de la renouveler, de re-naître. Presque neuf mois, c’est donc une naissance un peu prématurée, qu’il faut encore laisser mûrir à notre retour en France ; notre voyage ne s’arrête pas à l’aéroport. Nous rentrons les valises pleines. Pleines de souvenirs extraordinaires, d’expériences fortes, de paysages somptueux, de rencontres superbes et pleines de nouveaux projets. Nous rentrons un peu transformés, en profondeur, ça ne saute donc pas forcément aux yeux. Nous avons compris ce qui est pour nour nous l’essentiel, ce dont on ne pourra jamais se passer et ce que nous préférons dès aujourd’hui laisser de côté, le superflu. L’essentiel, c’est ce qui fonde notre bonheur : les rencontres véritables, des petits moments qui n’ont l’air de rien mais qu’on savoure à coeur ouvert, la découverte des merveilles dont recèle notre planète, et, le plus important, aimer. Aimer ce qu’on est, ce qu’on vit, ce qu’on voit, aimer les autres aussi. Le superflu, c’est la surconsommation de tout et de rien bien sûr, mais, plus que tout, c’est ce qui nous ronge de l’intérieur : les soucis qu’on anticipe alors qu’ils n’arriveront peut-être jamais, l’attente désespérée et inutile d’une chose qui nous tomberait du ciel. Nous avons intégré une belle leçon de vie : le bonheur, ça se crée, ça se fabrique, pièce par pièce. Une part de chance existe, certes, mais ce n’est pas tout. Un ami de voyage nous a raconté cette histoire. Sa mère lui a dit, lorsqu’il était en âge de comprendre : “Tu vois, tu es né avec deux sacs, l’un plein et l’autre vide. Le premier, c’est la chance, le hasard. Le deuxième c’est pour y mettre tes expériences, tes choix. A toi d’utiliser ces sacs au mieux pour construire ta vie. Tu peux choisir de n’utiliser qu’un sac. Ou les deux…”. Nous sommes partis et nous sommes revenus avec nos sacs bien plus équilibrés. C’est maintenant plus facile à porter. Nous pouvons aller très loin comme cela. En exil… Le titre du blog nous paraissait anodin avant le départ ; il l’est beaucoup moins maintenant. On s’exile pour fuir... mais ce peut être une fuite en avant. Lorsqu’on est bien chez soi, bien dans son quotidien, on n’a rien à fuir. C’est juste l’envie de découvrir, l’envie d’aventure, l’envie d’un quotidien différent, et surtout l’envie de se trouver soi-même, de se trouver en tant que couple, qui nous pousse à faire nos valises. Nous partons loin de notre habitation pour mieux habiter en nous-même. Et il paraîtrait que nous sommes sur la bonne voie de ce côté là, puisqu’une nouvelle petite vie a décidé d’y faire son nid…
Pour la suite des aventures de Mini-Rodrigoux : www.sousnotreaile.blogspot.com

mercredi 15 juillet 2009

Rentrer... maison !
Et voilà une belle page du livre "Le fabuleux destin des Rodrigoux" qui se tourne. Le chapitre suivant s'annonce haut en couleurs. Nous sommes heureux de retrouver notre famille, notre belle région, nos amis... un peu moins enchantés de trouver aussi les factures, les papiers à s'occuper, l'ANPE ...et oui, faut bien remplir les caisses !!...
Finalement, au mois d'août, Alexis va enfin finir par trouver du travail dans le parapente sur Annecy et Gaëlle sur Sallanches pour garder des enfants jusqu'à la rentrée.
Le temps est splendide, nous sommes entourés de gens que nous aimons, donc finalement, pas le temps d'avoir le mal du retour au pays. Peut-être que ce qui nous aide vraiment, c'est d'avoir dans un petit coin de notre tête le projet de repartir très vite quelques mois... à trois !
Anniversaire de Rosette
et fête de départ pour les Rodrigoux
Fidels à la coutume, nous voici de retour sur la piste de danse, accompagnés de nos chers cervezas et rhum (et du "Pulco" pour Gaëlle...) !! Ce soir, c'est la grosse fête. Tout le monde a répondu présent pour l'anniversaire de Rosette.

Pour l'occasion, tout le monde est passé chez le coiffeur. Bon, pour certains, c'est mieux réussi que pour d'autres...

De chansons en chansons...

Alexis et sa Tia Maria.

Et tradition oblige, on casse la pinata. Celle choisie pour l'occasion a une forme de phallus... qui en cache d'autres !!
La veille, nous avions préparé les hayacas, délicieuse spécialité vénézuelienne réservée habitellement au jour de Noël ; Pierre-Eloi et une amie de Rosette avaient fait des gateaux, on s'est régalés !

Montage des hayacas sous la direction de notre cuisinière nationale, Estrella.

Et voilà le résultat. Si vous saviez comme c'est bon !

Les adieux...

Ciao Los Teques, à bientôt !!!

On a donc encore une fois festoyé toute la nuit, avant de commencer les adieux, en tout cas pour Pierre-Eloi, Gaëlle et Alexis... Et oui, cette fois on rentre. Toutes les bonnes choses ont une fin, n'est-ce pas ?...
Margarita, Playa El Agua

Gaëlle, avec Rosette, Cindy et Sergio.

Pendant qu'Alexis et Pierre-Eloi se faisaient arroser, nous, on se dorait la pillule... Vacances de rêve sur l'île Margarita. Ce coup-ci, on a fait au plus simple, les vrais vacanciers des films : le tout inclu !! La chambre avec climatisation-TV-douche chaude, la piscine, les trois repas, les boissons alcoolisées ou non, les transats et parasols sur la plage avec les coktails qui vont avec ! Waouhhaaa..., le pied !

Au programme : shopping, bronzette, vagues, délicieux repas avec plein de fruits et légumes frais, sieste, piscine, lecture, et même une sortie en catamaran sur une autre île !

On s'est vraiment reposé et profité de ce luxe à petit prix en plus ! N'hésitez pas à nous demander l'adresse si vous y aller faire un tour, on recommande cet hotel les yeux fermés !

Je suis donc allée deux fois sur l'île Margarita, mais les deux semaines ont été fort différentes et toutes deux superbes, avec du soleil, de la chaleur et la mer !

mercredi 8 juillet 2009

Le Salto Angel et le parc national de Canaima
Depart en petit avion de ciudad bolivar pour Canaima a 1h , les paysages vu du ciel sont magnifiques. Le pilotes est soudain pris d'un malaise et s'evanouit, je prend donc les commandes... IMAGES
La saison des pluies a bien commencée depuis 15 jours et les plaines se remplissent d'eau.
Ca vous plait? Tant mieux! On continue?
L'arrivée à Canaïma est spectaculaire.... la rivière, énorme, chute en quatre parties, 40 mètres plus bas, jusqu'à la communautée indigène.
Le tour que nous avons degoté nous prévoit la visite du Salto Angel, la plus haute cascade du monde, avec ses 974 m. Mais pour y aller, il faut remonter la rivière en pirogue avec plusieurs rapides.... Quelle aventure... On s'est pris en plus une averse dilluvienne...
Arrivés près de la chute, la pluie se calme, mais il reste 1h de marche pour arriver au pied de la cascade, au Mirador du Salto angel... Il se remet à pleuvoir et la nuit commence à tomber, il faut se dépêcher... CA Y EST, ON Y EST, C'est incroyable....Je pense à mon pote Alex Aymard qui rêverait de sauter en Base Jump (parachute depuis une falaise) du sommet...Et aussi moi en parapente, par contre c'est vraiment chaud pour l'attero... Le soir on dormira tous en hamac dans un campement au bord de la rivière. C'était super sympa ! On a pu voir aussi le Salto au petit matin, super réveil.... On rentrera dans la matinée, pour aller voir la chute de Sapo, une des chutes de la rivière Canaima. Ce fut énorme car on a pu traverser sous la cascade....
Un criquet énorme, de la taille de ma main.
A raz (oui, un rat !) la chute
Derrière la chuteLe passage est long de 50 mètres, se rétrécit au milieu. C'est hallucinant car le débit est énorme, le bruit de la chute est assourdissant, les sensations puissantes
On est passé là-dessous....COÑO !!!
Petite baignade de l'autre coté de la chute .
.
Imaginez-vous... passer derrière ce rideau d'eau ! Vraiment ARRECHISSIMO comme ils disent ici. Le soir nous sommes alle en discotheque a Canaima, vous y croyer?, on a passer une super soiree.

lundi 6 juillet 2009

Vacances folles en famille à Mochima

The team

Départ… incertain !

A peine Rosette et compagnie sont arrivés, qu’on se lance dans les préparatifs pour les vacances à la mer. C’est toute une expédition puisqu’on sera 17 à table ! Nous avons loué un appartement au port de Mochima, lequel nous réservera bien des surprises ; mais cela, nous ne le savons pas encore… Pour aujourd’hui dimanche, c’est mission marché, car au village il n’y a pas grand chose. Faire les courses pour une semaine et une quinzaine de personnes, ce n’est pas une mince affaire ; le taxi déborde. Pendant ce temps, Evelio est couché sous la voiture pour essayer de faire en sorte qu’elle fasse son devoir demain matin, à savoir mener la moitié du groupe et tout le matériel à bon port (c’est le cas de le dire !). Notre garagiste revient le soir tard, en annonçant que la voiture n‘est pas encore prête… Mais finalement, nous pourrons décoller, mais bien plus tard, après quelques derniers réglages… Ça commence bien. Pour ceux qui voyagent en bus, c’est plus confortable, plus sûr, mais qu’est-ce que ça tangue ! Bonjour les nausées (voire plus si affinité, pour Gaëlle par exemple) Mais on arrive à l’appartement en début de soirée. Pour le groupe voiture, les nouvelles ne sont pas des meilleures. Enfin, faut-il encore arriver à en avoir. A Mochima, il n’y a pas Internet, très peu de réseau de portable et les magasins ferment tôt en semaine. Bref, nous arrivons à comprendre que l’alternateur de la voiture ne marche pas, donc la batterie ne se recharge pas, donc il n’y a pas de phares, donc ils doivent s’arrêter à 1h30 de Mochima. Alexis arrive avec les deux petites et la nourriture fraîche en taxi, pendant qu’Evelio et Heidee sont contraints de rester sur place et à dormir dans la voiture. Vivent les vacances… Le lendemain, tout le monde est là ! Enfin, les vacances peuvent commencer. La famille d’Estrella doit nous rejoindre le surlendemain, mais eux aussi ont dû décaler d’un jour pour réparer…leur voiture ! Yamileth et Fidel arrivent en bus le jeudi soir également, heureux de retrouver leur fille qui est partie en même temps que ses grands-parents.

Viva la playa !

Chaque jour, nous partirons en barque à moteur sur une des plages de la côte, accessibles uniquement par voie de mer. C’est paradisiaque ! Le soleil colore l’eau d’un magnifique dégradé de bleus, nous avons la plage pour nous, la mer est calme, l’eau est chaude (en tout cas les premiers jours)… Les petites s’en donnent à coeur joie, elles ne sortent jamais de l’eau. Les plus grands n’en profitent pas moins, toujours fidèlement accompagnés de la glacière bien remplie d’un savoureux pique-nique et des bières, rhum, coca, citrons et autres réjouissances. Le dimanche, nous avons passé 3 heures en mer pour visiter les côtes et pour pêcher. Nous nous sommes régalés le midi même avec nos vingt petits macros… quel délice ! Bref, “la pasamos bien en la playa”, comme on dit ici ! Ce sera un peu moins vrai en ce qui concerne la maison.

La maison ensorcelée

Dès le départ, il y a quelques petites bricoles qui ne fonctionnaient pas, mais rien de bien méchant : un des deux lavabos n’avait pas d’eau, le robinet de la douche pouvait donner des petites décharges électriques, le néon de la cuisine ne s’allumait pas, on ne pouvait pas ouvrir l’une des fenêtres, pas fermer l’autre sans les idées de notre Mac Giver Sergio, la porte se bloquait (merci encore à son couteau), la climatisation gouttait, les deux toilettes aussi, il manquait des chaises, la table était prévue pour un couple, la cuisine sur le balcon s’innondait avec les averses du soir et le vent éteignait les feux de cuisson… Sinon, les lits étaient plutôt confortables (sauf ceux qui devaient dormir sur un matelas gonflable), la vue splendide, les couleurs des murs chatoyantes. Mais voilà que le troisième jour, celui où nous étions enfin tous au complet, donc 17 personnes, nous n’avions pllus d’eau ! Il a fallu que nous nous douchions au seau, sur le palier, autant dire dans la rue, tous en maillot de bain ! On a quand même bien rigolé grâce à ça. Une fois propres et frais, nous commençons à cuisiner. En pleine cuisson du poisson, plus de gaz !… Nous allons donc finir de cuisiner en bas, chez la propriétaire. Il ne manquerait plus qu’il y ait une coupure d’électricité et ce serait le bouquet. On a pensé trop fort ! Le lendemain matin, coupure générale dans le village. Le freezer se décongèle et innonde les autres aliments, ça coule par terre,… Bien sûr, on n’a toujours pas de gaz ni d’eau. On se débrouille avec un grand bac que nos hommes ont monté avec leurs petits bras musclés et on jette des seaux d’eau dans les toilettes pour “tirer la chasse”. On invente vite un frigo de fortune avec une glacière et des glaçons. Car pour nous, pas question de louper la plage ! Quand on rentre de notre journée, seule l’électricité est revenue. On se plaint et la dame nous propose une maison juste en face, avec des douches avec de l’eau courante, une cuisine peu équipée… Bon, en combinant les appartements, on arrive enfin à quelque chose. Sauf que le dernier jour, nouvelle panne de gaz, donc on doit transporter la bouteille neuve que la dame était allée chercher depuis, un rideau se détache d’un coup sans prévenir en emmenant la prise de la TV dont l’adaptateur se casse en petits morceaux,… Bon, vous l’aurez compris, ce n’est pas grâce aux commodités de notre hébergement que nous avons passé une super semaine innoubliable !

Trinque qotidienne au rhum.

Black and white !
Beautés Vénézueliennes
La citerne d'eau est à sec, on se douche au seau sur la terrasse au bord de la route principale du village...
Ça construit ici !
Estrella en pleine partie de balle. Les autres jouent au baseball sur la plage.
Piñacolada, avec ou sans alcool.
On n'a plus rien à manger pour ce soir, on part donc en mer pour pêcher. Et elle sera très fructueuse. Sur une prise, on a même réussi à sortir trois poissons sur le fil (il y avait trois hameçons) !
Petits et grands dégustent les huîtres tout juste sorties de l'eau.
Photos sous-marines.
Et pour finir ce beau conte aux rebondissements multiples, une illustration à la Sherazade...

lundi 29 juin 2009

Arrivee de Rosette, de Cindy et Sergio.
Nous sommes revenus de Margarita en avion en meme temps que la maman d'Alexis qui arrive de France pour trois semaines de vacances au Venezuela... Cindy arrive en pleurs, car quelqu'un lui a piqué sa valise, ca fait ch.... Mais enfin, ce n'est que du matériel.... En plus, on la retrouvera le lendemain. Tout est bien qui finit bien.
Le soir, il y a du monde à la maison d'Evelio, ça promet de faire la fête jusqu'au petit matin. Rosette est très attendue ici, elle est beaucoup aimée car elle a vecu 4 ans au Venezuela, période pendant laquelle Alexis est né d'ailleurs.
Apres 4 cajas de Cervezas ( 4 X 36 bieres) et trois litres de Rhum Cacique Negro nous voici partis pour une bonne soirée.
IMAGES...

samedi 27 juin 2009

Isla Margarita, la "perle des Caraibes"
Après plusieurs tentatives infructueuses pour se rendre sur cette île, nous changeons une nouvelle fois nos plans à la dernière minute pour enfin aller passer une petite semaine sur l'Isla Margarita. Nos acolytes : Freddy, le père d'Alexis qui est Vénézuelien et Pierre, le frère de Gaëlle (qui est Français forcément). Une demie-heure de bus, une heure et demie de métro, dix minutes à pieds, six heures de bus climatisé et quatre heures de ferry un peu pourri plus tard, nous accostons. Ouf ! Il est encore tôt mais il fait déjà assez chaud. Nous nous dégotons un mignon petit bungalow au bord de la plage El Yaque, le spot des kite-surfeurs.
Nous avons loué une voiture, ce qui nous a permis de bien tourner dans l'île, changeant de plage chaque jours, voire pluseurs fois par jour. Nous nous promenons, la cava (la glacière) bien chargée (devinez de quoi), le pique-nique, le parasol, les tapis de plage... On est bien équipé. Nous passons donc nos journées entre notre petite maison au jardin de cocotiers, la plage avec des cocotiers, les ports avec des cocotiers, du lait de coco frais et des piñacoladas... avec du lait de coco !
L'eau est super bonne, la brise nous garantit une temérature agréable, les vagues nous promettent de bonnes parties de rigolade, que ce soit avec ou sans body-board, le sable nous brûle les pieds, les coquillages nous rappellent nos collections de jeunesse, Alexis s'éclate en kite-surf, la musique latino des bar aux toits en palme et les vendeurs d'huîtres fraîches nous dépaysent. Ahhh, qu'est-ce qu'on est bien...
A la plage Guacuco, notre préférée...
Alexis donne quelques rudiments de conseils à son bof' pour le surf.
Même Freddy s'est laissé tenté. Gaëlle aussi d'ailleurs !
L'apéro sur la plage...
L'apéro à la maison... A la plage-port de Juan Griego. Playa El Agua Playa Punta Arena, sur la Péninsule de Guaracao
Ne dites surtout pas qu'il a l'air mignon, c'est ce qu'on croyait aussi avant de s'en approcher...
Notre fidèle partenaire.
Paré pour la session de kite-surf, deux matinées intenses pour Alex. Il se débrouille vraiment super bien.

lundi 22 juin 2009

Arrivée de Pierre -Eloi, un acceuil de Roi...
Ça y est, le frère de Gaëlle est arrivé samedi. Il était très attendu, surtout par ces dames... Il a donc reçu l'accueil chaleureux et festif de la famille, avec la musique, les bières, le rhum, mais aussi la tequila qu'Evelyn avait ramené de Mexico. On a même pu ajouter la touche Haut-Savoyarde, avec la tomme, le reblochon et le chocolat suisse qu'avait ramené Pierre-Eloi. Un régaaaaal ! On a encore passé une super soirée jusqu'à 4h du mat', soit 10h30 en France... La prochaine, samedi prochain avec l'arrivée de la Maman d'Alexis et sa soeur !
Evelyn, la cousine d'Alexis, la soeur de Fidel pour vous situer (oui, je sais, c'est compliqué...) Il y a même eu un arrivage de cigares cubain, La Havane !! Merci à Juan Carlos, médecin Cubain.
Pierre-Eloi n'a pas pu se reposer une minute ! Il était sans cesse demandé sur la piste !

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Une petite video de Reggaeton..... Sex

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Vidéo de Lambada

mardi 16 juin 2009

Parc National de Morocoy

Le port de Chichiviriche

Nous devions partir lundi pour l'Isla Margarita en amoureux, mais un petit contre-temps nous a fait changer de route. Nous voici donc mardi matin, en train de choisir une nouvelle direction pour... tout de suite ! Nous nous décidons pour Chichiriviche, une ville du Parc National de Morocoy, d'où partent des bateaux pour les différentes petites îles désertes de ce magnifique archipel. A chaque jour sa destination !

Cayo Muerto

Nous pensions passer la fin de ce bel après-midi sur une plage de la côte, mais une île, juste à quelques centaines de mètres du port, nous tend les bras. Une famille de 4 personnes nous aborde et nous propose de partager l'embarcation. Super ! C'est un Papa espagnol venu rejoindre ses deux filles vénézueliennes et sa copine colombienne pour les vacances. Ils sont très sympas, on discute bien. Ses filles sont magnifiques et jouent avec bonheur dans l'eau à 27 degrés. La mer est cristalline, la plage est belle, propre, avec des arbres aux troncs tordus, des palmiers, des vendeurs de coquillages et molusques frais. Il n'y pas trop de monde car nous sommes en semaine... C'est génial ! Nous passons un magnifique moment, enfin loin de la pollution et des rues à l'hygiène douteuse de Los Teques. Le soir, nous nous offrons un restaurant poisson ; une bonne dose de phosphore pour Mini-Rodrigoux et un régal pour les papilles !

Cayo Sombrero

Deuxième jour, deuxième destination, un des plus beaux cayos de l'archipel. Nous y étions déjà allés lors de notre excursion au Vénézuela il y a cinq ans. Nous partons avec la famille rencontrée hier et un jeune couple norvégien, Simon et Helda. Nous passons une très bonne journée, toujours dans un décors paradisiaque. Les enfants et les hommes jouent au ballon dans l'eau, on mange des huitres, on papote sur les différences de mode de vie franco-vénézueliens, on fait bronzette, on nage... Que la vie est dure !...

Avec la famille espano-venezuelano-colombienne...

Cayo Burracho

Aujourd'hui, nous sommes partis avec les Norvégiens sur une île normalement fermée, le Cayo Burracho (ça signifie île bourrée, ou île du bourré, à chacun son interprétation) . Nous y étions donc tous seuls... C'était génial ! On a bien profité de la plage, de la plongée au masque et tuba, même si ça ne valait pas la Thailande de ce point de vue. Tellement on était tranquille, qu'on a osé faire du naturisme !! Mais attention aux requins ; apparement, il y en a au large...

Attention aux coups de soleil sur les fesses toutes blanches...

La baie aux mangroves et le Cayo Speraza

Une dernière journée avant de retrouver la ville. On devait partir dans l'après-midi, mais finalement, on est tellement bien qu'on repousse jusqu'à la dernière minute. On fera le trajet demain matin, pour ensuite aller chercher le frère de Gaëlle qui nous rejoint pour les trois dernières semaines. Aujourd'hui, on sort le grand jeu. On s'offre la visite des mangroves avant d'aller sur une île. Nous sommes toujours aves les Norvégiens. Comme à chaque fois, nous emmenons le pique-nique, la glacière avec les bières, le parasol et les serviettes. Et la crème solaire bien sûr ! Le soleil tape fort dans les Caraïbes. On préfère d'ailleurs, par expérience, se baigner de temps en temps avec un T-shirt, surtout Gaëlle avec sa peau blanche et sa photosensibilité accentuée avec la grossesse. Ça colle, c'est désagréable mais toujours moins qu'un coup de soleil...

Le tour des mangroves a été super. Ça changeait un peu et c'est impressionant de voir ces racines qui poussent de partout, entrelacées les unes dans les autres. Nous avons visité la Grotte de la Vierge, où sont entassées des centaines de statuettes de Sainte Marie, en remerciement aux prières exaucées. Puis la Grotte des Indiens, avec ses pétroglyphes et son ântre impressionant. Il y avait d'énormes crabes à cet endroit ; il ne fallait pas trop y mettre les doigts.

Ensuite, direction le Cayo Pelón (île chauve). C'est un îlot minuscule avec de l'eau bleu cristalline à perte de vue. On a pied assez loin. D'ailleurs, il faut s'y rendre à la nage, on ne peut pas accoster,

Dernier arrêt, le Cayo Spereza. Cette île est petite, mais comme il n'y a pas beaucoup de monde et qu'on peut se poser presque tout le tour, on se retrouve isolé facilement. On a fait un peu de plongée et profité des piscines naturelles formées par les coraux où l'eau est bien chaude. Une belle dernière journée !!

Vol a EL JARILLO, un dimanche en famille...
Le site de El Jarillo, a 1 heure de Los Teques, un super site de Soaring
Nombreux attendaient ce jour, le jour où Alexis allait emmener voler ses cousins. Nous partons à 13, dont un bébé de deux mois, deux enfants de 5 et 7 ans qui ne voleront pas, et une demoiselle de 10 ans qui fera son baptême de l'air. Lorsque nous arrivons, la brise est déjà bien installée et il n'y a encore personne au déco. Yamileth s'envole la première. Très vite, le site se remplit de Venézueliens montés passer un dimanche au vert, en famille. Il y a 5 ou 6 pilotes biplaceurs qui viennent ici chaque week-end travailler. Les vols ne sont pas trop chers comparés aux prix en France, mais ils ont de quoi se faire une bonne journée. Il y a énormément de volontaires pour prendre l'air. Alexis a bien sûr des demandes. Il va peut-être bien demander sa licence vénézuelienne pour pouvoir faire quelques biplaces et mettre du beurre dans les épinards (quoi que, c'est bien une chose qu'on ne mange jamais ici ! Je parle des épinards bien sûr... Pour le beurre, il n'y a pas de problème ; enfin, c'est plus souvent de la margarine...).
WWWWWWOOOU... bravo Angela, lo hacia
Alexis fera voler neuf personnes ce jour-là ! Tous ont adoré le vol. Le site est très verdoyant, il y a des fruits, du miel et autres produits locaux en vente aux alentours, des gens généreux qui lancent des bonbons depuis le ciel vers les enfants qui courrent pour les attraper, la glacière est pleine... de bières bien sûr,... tout va pour le mieux. Si ce n'est que le vent a faibli en cours de journée, et les deux plus lourds, qui étaient censés passer vers la fin (car en général la brise forcit avec le soleil de midi), n'ont pas pu voler. Qu'à cela ne tienne, on reviendra le week-end prochain ! Et c'est à 13 dans la camionnette d'Evelio que nous rentrons la nuit tombée, car il n'y avait plus de bus à cette heure-ci.

samedi 13 juin 2009

Fiesta en Venezuela
Ce soir, comme souvent le week-end, c'est la fête à la maison. Lorsque nous arrivons avec les caisses de bières et le rhum, les voisins ont déjà mis la musique à fond. Qu'à cela ne tienne, les copains arrivent, chargés eux aussi. On va faire une bataille de fiesta ! On commence à trinquer, on met la musique et petit à petit, la salon transformé en piste de danse, se remplit. Au programme, salsa, meringue, bachata, reggaeton, et même du rock ! Tout le monde sait danser ici, et très bien. Les enfants commencent très tôt à apprendre avec leurs parents, leurs frères et soeurs. Si en France les danses latinos peuvent être considérées comme un peu trop "collé-serré", ici, on se lâche, on met la pudeur de côté pour passer tous ensemble une super soirée. A 4h, les voisins commencent à rentrer chez eux, les autres dormirons sur place, c'est plus prudent car les rues à cette heure ne sont pas très sûres. A 6h, les derniers vont se coucher. La petite de Yamileth et Fidel, Diana, est endormie depuis longtemps. La musique à fond ne l'a pas dérangée le moins du monde, elle est habituée ! De gauche à droite : Alexis, Fidel son cousin, Juan Carlos un ami, Alexander le frère de Yamileth, Heidee la tante d'Alexis, un ami de la famille, Diana la voisine... On a sorti les déguisements...
Fidel et sa copine Yamileth
Une vidéo de "Los tambores", une danse typique d'ici. Entre le chargement sur le blog, le film qualité appareil photo et le cameraman un peu bourré, ce n'est pas très net, mais ça peut vous donner une idée... C'est très physique et beaucoup plus difficile à danser que ça en a l'air. Essayez chez vous devant une glace !! Le principe : on se met en ronde, un garçon et une fille dansent au milieu, puis une fille arrive et remplace celle qui danse, puis un homme s'avance et ainsi de suite.

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jeudi 11 juin 2009

Vénézuela !!

Ça y est ! Nous avons rejoint la famille paternelle d'Alexis ! Bien sûr, nous avons été accueillis comme des rois, comme d'hab' ! Ils sont venus à 8 et deux voitures pour nous rejoindre à l'aéroport, avec la glacière pleine de bières. Quelques haltes en route pour boire un coup, puis nous arrivons chez Evelio et Heidee, l'oncle et la tante d'Alexis chez qui nous logeons, Toute le reste (enfin presque) de la famille est là. Ils ont fait un bon repas, rempli la cave (sauf qu'ici, ça n'a pas le temps de vieillir !!) et mis la musique à fond ! Embrassades généreuses, premiers échanges depuis 2 ans pour Alex et 4 pour Gaëlle et les discussions vont bon train. Felicitations pour le Mini-Rodrigoux ("oh mais y a pas de quoi, ce fut un vrai plaisir !!"). Puis tout le monde danse ensemble, déjà un peu bourracho (=bourré). On a passé une super soirée jusqu'à 3h du mat'.

Photos de 2 ans en arrière
Le lendemain et les autres jours, on essaie de s'occuper des papiers pour faire faire la carte d'identité venézuelienne d'Alexis. C'est le parcours du combattant. Ça fait 4 ans qu'on essaie plus ou moins de la faire. On se promène dans le centre, on visite la famille,... Le papa d'Alexis est souvent avec nous, ils ne se voient pas souvent sinon. Le jeudi, nous sommes allés voler à El Jarillo, un site dans un village parsemé sur la face sud d'une montagne verte et où fleurissent les cultures (fraises, abricots, mures, fleurs...). C'est un des lieux préférés des habitants de Caracas pour passer le week-end. On a fait un super vol, dans des conditions un peu fortes, avec un thermique à +8, à peu près. Heureusement qu'on n'avait pas le vario, il aurait hurlé à nous faire peur ! Un matin, nous sommes allés faire une échographie. Il y a un centre de santé gratuit dont nous avons pu profiter. Une des bonnes choses de Chavez, le président : l'accès gratuit aux soins et aux médicaments. Il y a beaucoup de monde chaque jour, depuis tôt la matin. La visite est donc sommaire et très rapide (5mn montre en main, compte-rendu en 5 lignes écrit à la main sur une demie-feuille de papier...). Mais bon, tout va bien. Coté analyses, de ce qu'on a pu faire, parfait également... Mini-Rodrigoux a tous ses membres (on ne sait toujours pas combien...), un coeur qui bat, une bonne vitalité, une tête de presque 4cm d'une oreille à l'autre (il a déjà la grosse tête !). Bravo cariño, tu tiens le coup malgré les turbulences du voyage ! On est heureux... En plus, maintenant il bouge, il remue bien la nuit, se met dans des positions étranges et donne des coups de pieds, de poings ou de boule... Bonne vitalité, on commence à confirmer ! Pourvu que ça dure comme ça ! La famille d'Alexis pronostique un garçon (parce qu'il s'est formé vite et qu'il bouge tôt). Et vous ? Les paris sont lancés !! Participez au sondage ci-contre.

mercredi 10 juin 2009

Lima
Un message sans photo, puisqu'il nous a été volé... Cette grande capitale au bord de la mer peut etre sympa, mais surtout si on peut habiter dans les quartiers riches de Miraflores, sinon, bof... Nous, nous avons logé chez l'habitant, deux soeurs retraitées, au 14ème étage, surplombant l'énorme rue Tacna et ses 8 voies, une horreur ! Nous avons donc plus souvent trainé du coté de Miraflores en journée, puisque c'est là qu'il y a l'Ambassade (pour refaire le passeport d'Alexis), le site de parapente et les meilleurs endroits pour sortir. Nous avons eu la chance de pouvoir voler une après-midi sur le site du Parque del Amor. Ce n'était pas gagné puisque qu'il y a une nappe de brouillard qui reste collée à la ville en ce moment, un peu terne cette ville tout de meme du coup !... Nous avons donc eu un crénau, dont nous avons bien profité : voler en rase motte au-dessus des immeubles, regarder ce qu'il se passe dans les appartements, faire un touch sur un toit,... c'est rigolo !! Nous avons rencontré Lucho, un moniteur de parapente qui a son école. Il est plus cool que les autres. Sur ce site, c'est casque obligatoire, quinze biplaceurs qui attendent leur tour auprès des touristes, dans un ordre bien précis. C'est assez strict ! Il y a plus de lois sur ce site que n'importe où ailleurs au Pérou !! On a passé une bonne soirée avec lui et sa copine anglaise. Le lendemain, on a enfin eu le passeport d'Alex. Le soir pour feter ça, on a dansé et picolé avec un autre copain péruvien, jusqu'à 3 heures du matin. Il nous a emmené dans de bons endroits, c'était génial ! Maintenant, il nous reste plus que quelques heures pour dormir un peu avant de prendre l'avion, pour aller au Venezuela, GENIAL !!

vendredi 5 juin 2009

En route pour Lima,... gros caca !
Pour pas dire autre chose de moins "écrivable" ! L'après-midi, après avoir passé une super matinée sur les îles en compagnie des manchots et des otaries, nous décidons de prendre le bus qui monte en direction de Lima. Nous pensons nous arrêter à Cerro Azul, un peu plus loin, une jolie dune en bord de mer qui peu servir de site de parapente. Mais comme il fait gris, nous décidons de tirer jusqu'à Lima. Nous en avons raz le bol de se trimbaler nos 4 énormes sacs qui s'alourdissent avec les souvenirs et nous pensons qu'avec ce temps, il n'y aura rien à faire avec Cerro Azul : pas de plage, pas de parapente... La capitale poluée ne nous tente pas beaucoup plus, mais bon... Au moins on pose nos bagages une bonne fois pour toutes (ensuite, au Venezuela, nous serons dans la famille d'Alexis et nous fonctionnerons en étoile). Les prix sont beaucoup plus chers ici, les taxis, les restaurants, les hotels... Surtout si on veut aller dans le beau quartier de Miraflores, au bord de la mer. Nous laissons tomber cette idée, nous irons en bus demain. Nous sonnons donc à une adresse sans pancarte : ce sont deux dames retraitées qui louent quelques chambres de leur grand appartement au 14ème étage ! Ce n'est pas le luxe, c'est très bruyant car les fenêtres (pas de double vitrage ici) donnent sur une immense rue à 8 voies, mais les prix sont corrects. La dame nous demande notre passeport pour le registre... et là Alexis se met à hurler depuis la chambre : "Pu... Gaëlle, il n'y a pas la banane dans le sac !!!!!!". On remue tout. Rien. L'a-t-on oubliée quelque part ? Nous l'a-t-on volée, ce qui est plus probable puisqu'on se souvient l'avoir mise dans le sac... C'est la grosse panique. Dedans, il y avait le passeport d'Alexis, la caméra, la montre GPS, le vario, les batteries et les cartes mémoire (qu'heureusement on avait vidées juste avant de partir, sinon, vous n'auriez pas les photos de l'île),... Puis on se rend compte qu'il n'y a plus l'appareil photo dans le sac !! Cette fois c'est sûr, on nous a volé ! Surement dans le bus. Nous avions mis notre sac, qui avait du mal à rentrer d'ailleurs, sur la plage au-dessus notre tête. D'habitude nous le gardons à nos pieds, mais comme nous roulions de jour,... Bien énervés (surtout Alexis, Gaëlle essaie de laisser couler, c'est pas bon pour le bébé !), nous filons au comissariat enregistrer la plainte. Le lendemain, nous nous levons tôt pour être les premiers à l'Ambassade (heureusement que nous sommes dans la capitale, de ce point de vue), qui nous disent qu'il faut faire un passeport d'urgence et que le temps pour l'obtenir dépend de l'autorisation par mail que doit donner la sous-préfecture de Saint-Julien (pourvu qu'ils ne soient pas en grève...). Nous les appelons ; peut-etre que ça aura fait accélérer les choses, en tout cas, nous avons la réponse le lendemain, ouf ! Nous partons 2 jours après au Venezuela. L'assurance devrait, j'ai bien dit devrait, fonctionner pour les biens matériels. Dans quelle mesure, suspense... Donc tout finit à peu près bien, sauf qu'on n'a plus d'appareil photo jusqu'à... on verra les finances... Désolés pour le blog, on téléchargera des images sur Internet !!...
Paracas et les Iles Ballestas
Ouaiiiisss, enfin, l'océan !! Ça fait du bien après presque 3 mois passés en altitude avec la doudoune ! Le bus nous laisse sur la Panaméricaine, à hauteur de Pisco. Finalement, des guides nous guident (forcément) sur Paracas, le port d'où partent les tours pour les îles Bllestas, réputées pour leur faune extraordinaire. Arrivés sur place, nous sommes agréablement surpris par la jolie rue piétonne qui longe l'océan. C'est hyper touristique, ça ça nous plait moins, mais bon... Nous pensions faire le tour de bateau dans la journée, mais nous arrivons un peu tard (10h le matin !), il nous faudra attendre le lendemain.
Comme nous sommes séduit par le lieu, ça ne nous dérange guère. Nous trouvons un petit hotel coté moins touristique et nous passons la journée à nous reposer de notre nuit de bus, à regarder la TV (gloups !, mais bon, ça faisait longtemps, on a le droit...). Nous nous régalons au restaurant avec les menus poisson : en entrée soupe avec du poisson ou ceviche (poisson cru en carpaccio), en plat poisson à la plancha ou riz au fruit de mer, un régal ! On a fait le même restau deux fois !! En fin de journée, nous allons nous promener et Alexis trouve encore un match de foot dans lequel s'inscruster (Oliv' : Alex continue l'entrainement, et vous à Sllanches ?!). Il adore et ça fait de nouveaux copains qui nous changent des voyageurs que nous croisons !
Un beau pélican ! Gentil gentil, avec ton grand bec !... Remarquez qu'on cache nos mains, de peur qu'il ne les confonde avec un poisson !!
Le lendemain, départ pour les îles.
Le candélabre, tracé il y a deux cents ans, il est toujours intact ! Cette partie de la dune est abritée du vent. Ce dessin fait une bonne centaine de mètres de haut. A quoi ça sert, le mystère persiste...
FAUNE DES ILES BALLESTAS
Les phoques... Bébé tète sa Maman.
Ils sont très patauds sur terre, mais agiles dans l'eau.
Les manchots. Ils sont petits, environ 60cm de hauteur. Mais qu'est-ce qu'ils sont rigolos !
Des oiseaux, des milliards d'oiseaux ! On ne s'est pas pris de fiente sur la casquette, mais ça n'a pas dû passer loin ! Sur ce coup, on a fait un vrai truc à touristes, du début à la fin. On s'est presque bien comportés...

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dimanche 31 mai 2009

Arequipa

Nouvelle halte au Pérou. Nous sommes une ville sympatique, ensoleillée et surplombée par 3 volcan, dont le Misti, un peu connu. Des amis ont déjà décollé du sommet. Ça nous tente, mais nous avons d'autres plans prévus dans le coin : le canyon de Cotahuasi.

A Arequipa, nous profiterons d'un bar restaurant français très sympa, le Mono Blanco, oú on a trouvé le meilleur chocolat chaud et la meilleure sauce salade de l'Amerique latine ! On a regardé la finale de la Coupe de la Ligue, beau match !

On a déambuler dans les rues et la magnifique place des Armes (il y a une place des Armes dans chaque ville, chaque village). Nous apprécions cette culture de la place qu'a gardé l'Amerique latine, et qui manque bien souvent dans nos villages français. C'est agréable de regarder les enfants jouer avec les pigeons, les gens discuter, les couples s'enlacer, les marchands vendre leurs friandises maisons... tout cela au son du clapotis des jets d'eau et du bruissement des feuilles dans les arbres, à moins que ce ne soient des palmiers...

Bien sûr, cette quiétude est souvent dérangée par les klaxons des taxis et... les manifestions ! Encore une ! Je ne sais pas combien de jours de manifestation nous aurons eu au total pendant notre voyage en Amérique latine ! C'est une période de changement que vit ce continent. Et nous qui pensions que la France abusait en terme de manif'... Bon, là en général, ils ne font pas grève, ou pas longtemps. Ils embêtent un peu moins la population quand même...

Et puis, le dimanche, fidèle à ce qui est devenue une habitude, nous sommes allés voir un match de foot. Nous en aurons vu un par pays, excepté au Chili. Cette fois-ci, c'est Arrequipa-Cusco qui se joue. Deux villes que nous connaissons. Si Cusco a dominé tout le jeu, Arrequipa égalise dans les 5 dernières minutes, 2-2 ! A la grande joie du stade ! L'arbitre a beaucoup, beaucoup travaillé, un peu trop peut-etre, avec 6 ou 8 cartons jaunes et des centaines de coups de sifflet, il ne laissait rien passer.
Bonne ambiance, beau match, bons pop-corns, beau coucher de soleil sur le Misti qui nous narge par-dessus les gradins... Super après-midi !
Le soir, nous prenons un bus pour Pisco au bord de l'océan, encore une douzaine d'heures sur la route, toujours des chaffeurs un peu locos (ça veut dire "fous") qui se croient en moto dans les virages... Mais si, ça passe... Au moins ça les tient réveillés...
Le canyon de Cottahuasi, une merveille de la nature.

Nous partons d'Arequipa direction le canyon, non pas celui de Colca qui est proposé dans toutes les agences, mais celui de Cotahuasi, qui n'est pas du tout touristique. C'est Manu Bonte, de Nervures, qui nous a passé l'info. Nous espérons donc pouvoir faire un petit vol là-haut.

Première halte au bout de quelques heures de bus : Corire. On pensait arriver assez tôt pour pouvoir faire un vol, mais l'aérologie est déjà bien forte ce matin. Mais qu'à cela ne tienne, nous profitons bien de ce petit pueblo : nous sommes allés manger des écrevisses au bord de la rivière, un régal ! Puis nous sommes allés voir un site de pétroglyphes : Toro Muerto. Mais c'est quoi cette bête ?! Ce sont des gravures sur les pierres, faites au temps des Incas qui venaient là en pélerinage.

Mmmh, la soupe de camarones ! On s'est ré-ga-lé !
Ceci est un pétrolgyphe. A votre avis, quel est cet animal ?...
Des lignes et des zig zags, une de leurs spécialités.
Nous étions seuls dans le désert !
Danse...
Un lama au soleil. Le soir, nous attrapons un bus, direction le canyon. Il nous restent quelques 6h de bus et pas des moindres : de la piste et des virages en épingles à cheveux, pas toujours faciles à négocier pour un grand véhicule, surttout quand le précipice nous tend les bras... Nous demandons à nous arrêter avant la descente dans le canyon : c'est de là que nous pensons décoller le matin de bonne heure. Nous finissons la nuit dans un abri de fortune, avec la voile en guise de matelas ; et nous nous réveillons plus tard que prévu... Comme quoi, une bonne voile peut faire office de matelas, surtout si on n'a pas beaucoup dormi les 7 premières heures de la nuit ! Heureusement que nous tardons pas plus, un vent météo est déjà là en plus de la brise. Nous finirons par décoller et survoler un bon moment le village et ses habitants. Lorsque nous atterrissons dans le stade de foot, des enfants viennent nous rejoindre et des habitants nous serrent la main en nous souhaitant la bienvenue à Cotahuasi. Nous ne croiserons pas un seul autre touriste de notre court séjour en ces lieux magnifiques !
Notre abri, plutôt lugubre, surtout vu de jour...
Survol des champs en mosaïques, splendide variété de verts.
La route, et dites-vous bien que c'est de la piste avec des trous et des pierres en travers ! Et ça ne croise pas toujours, alors vivent les manoeuvres, de nuit bien sûr...
Au second plan, on aperçoit le fond du canyon. Les alentours sont très fertiles.
Un super vol : nous avons presque 1500m de gaz sous les pieds !
Notre auberge, bien au calme pour une fois.

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L'après-midi, Alex joue au foot avec des enfants tout juste sortis de l'école (ici, ils terminent à 13h en général), puis avec des jeunes qui se retrouvent pour faire des tournois. Quelques heures bien sportives !! Le lendemain, nous partons nous promener dans le canyon, Nous traversons les maisonnettes des agriculteurs perdues au milieu des champs et des palmiers. Nous croisons les habitants avec leurs ânes et leurs chevaux, les parcs avec les cochons et les poules,... que de sérénité ici !
Puis il nous faut déjà rentrer. Nous nous sommes fait avoir par l'argent : pas un distributeur à moins de 10h be bus. Donc retour un peu trop précipité sur Arequipa. Il nous restait tant de choses à voir aux alentours : une forêt de pierre, une chute d'eau, les condors... Il faut prévoir au moins une semaine ici, car rien n'est prévu pour les touristes. Tout va donc lentement, au rythme des habitants. Et il faut bien amortir les 11 heures de bus chaotiques nécessaires pour se rendre dans ce petit paradis encore bien préservé...
Une nuit qui commence bien : une explosion ! Une des roues du bus a crevée, et bien crevée. Sans même arrêter le moteur, les chauffeurs changent la roue ; la nouvelle n'est pas vraiment en meilleur état, mais ici, tout est usé jusqu'à la corne...

mercredi 27 mai 2009

Conditions de vol fumantes à Cuzco
Cusco est vraiment une super région pour le parapente. Nous sommes allés voler au mirador de Chinchero avec notre copain Elvis, un Cuzqueño (habitant de Cuzco) professeur de Salsa. C'était atomique, ça faisait longtemps qu'on n'avait pas volé dans des conditions si fortes..... Des thermiques puissants et hachés, parfoit sous le vent.... Bref, c'était quand même sympathique d'autant plus que les pafonds devaient approcher les 6000M d'altitude!!!
On fait un premier vol avec Gaëlle, puis on a reposé près du déco pour le vol suivant avec Damien (le pompier de Rennes). On veut essayer de rentrer jusqu'à Cusco. Une belle ruée de cumulus s'offrent à nous, mais mon pote Damien se sent un peu brassé...Normal, avec des conditions aussi fortes (ça bouge beaucoup en l'air) et surtout avec la bringue de loco loco de la veille au club de salsa d'Elvis, l'Inca Team. On écourte le vol et on pose sur le terrain de foot de Chinchero. Magnifique vol...
IMAGES...L'envol des trois Rodrigoux... Magnifiques...
Avec mon pote Damien avant le decollage..
El amigo Elvis, que lindo despegue...

mardi 26 mai 2009

Machu Picchu

Nous voici partis pour 4 jours, accompagnés de trois autres Français, avec comme objectif la visite des plus célèbres ruines incas, le Machu Picchu.

Pour commencer, 6 heures de mini-bus, sur une route de fou, mais néanmoins magnifique. Nous passons une nuit à Santa Teresa, où se trouvent un des plus beaux sites de sources d'eau chaude qu'on ait fait en voyage. Plusieurs piscines, des douches, une cascade, un parc splendidement entretenu, niché au creux d'une vallée où pousse une végétation luxuriante. Nous en profiterons également au retour de la visite du site inca tellement ça nous a plu. En plus, c'est très bon pour les courbatures !
Le deuxième jour, nous longeons la voie ferrée (le train est réservé aux Péruviens, à moins de payer très cher...) pendant 3 heures pour arriver à Aguas Calientes, la ville située au pied du Machu Picchu. Jusqu'au dernier moment, cette ville reste cachée des regards, à l'instar de la ville inca, 700m plus haut. Nous arrivons à dénicher une auberge abordable parmis les hotels de luxe qui fleurissent ici. Visiter ce site par la voie normale (train à 100 dollards, entrée à 40$, bus à 15$) n'est pas à la portée de toutes les bourses ! Et le site affiche tous les jours "complet" ! Mais, nous, nous avons nos renseignements pour rester dans un budget correct... En fin de journée, nous grimpons le Putucusi, d'où on a une vue superbe sur le Machu Picchu, puisqu'il lui fait face et qu'il est à la même altitude que le site. Par contre, pour y monter, qu'est-ce que c'est raide !! Il y a des échelles en bois vertigineuses ; que du bonheur si on n'a pas le vertige...

La région de Cuzco est magnifique, et se prête particulièrement bien au vol libre. Regardez ce ciel parsemé de cumulus..... Ici ça vol tous les jours (en tout cas à cette époque).

La route pour aller à Santa Maria, une route de fou !!!! Au moins 10000 virages....

Dans les Hot springs de Santa Teresa, c'est vraiment sympa, magnifique... Les garçons ont joué un bon moment avec des enfants ; on ne pouvait pas savoir qui ça amusait le plus : les grands ou les petits !!
Sur la route pour Aguas Calientes, le long, enfin SUR la voie ferrée. Il est parfois difficile de se croiser avec le train...
Le village d'Aguas Calientes
La montée à Putucusi, (une montagne en face du Machu Picchu), les échelles sont impressionantes.
Le cadre change par rapport à l'Altiplano désertique !
Le village de Aguas Calientes est vraiment niché au millieu de nulle part...
Aucune route n'arrive ici, tout est acheminé par le train de Cuzco.
L'équipe de choc, près pour l'assaut du Machu Picchu, alias Opération Condor ! Damien à gauche, le pompier de Rennes, et à droite Céline la Marseillaise et Thomas que vous avez déjà vu au Sajama et à Rurrenabaque.
Vue sur le Machu Picchu, depuis le Pututcusi.
La montée au Machu Picchu.... A 5h du mat', nous sommes sur le pied de guerre, parés pour grimper les 2h d'escalier (1h30 finalement) au milieu de la jungle. Nous arrivons sur le site avant la foule. Il vaut mieux, car de 10h à 14h, il est difficile de profiter de la puissance de ce lieu. Nous n'avons pas pris de guide, mais il y en a tellement, qu'il est assez facile de capter quelques bribes d'anecdotes incas par-ci par-là. Sauf si il parle japonais ou israëlien...
Lorsque nous nous présentons au pied du Wayna Picchu, le monolite de 500m qui surplombe le site, c'est complet ! Ils n'autorisent que 400 personnes à monter chaque jour, en deux fois : à 7h puis à 10h. C'est vrai que le passage est très raide, étroit, escarpé. Mais après âpres discussions avec les gardes et un petit billet, ils nous laissent passer. On en bave bien pour monter, mais ça vaut le coup. Nous cassons la croûte au sommet, avec une vue vraiment panoramique. On se régale !Puis on redescend tranquillement en traversant les ruines, admirant le travail fourni. Ils taillaient des pierres de façon à ce qu'elles s'encastrent si bien les unes aux autres qu'il n'y avait pas besoin de ciment. Une des pierres compte 37 angles ! C'est vraiment impressionnant. Quelle dommage que cette civilisation ait disparue.
Montée des marches à 5h du mat'
Le Putucusi vu depuis le Machu Picchu
Arrivée sur le site.
La marque inca : des fenêtres de forme trapézoïdale.
Vue depuis le Wayna Picchu.
Une voie bis sur la montée du Wayna Picchu.
Vous voyez les fenêtres camouflées ? Et bien ce sont des téléphones incas ! Si on se met chacun la tête dans une fenêtre, on peut entendre l'autre même s'il chuchote seulement, tellement l'acoustique est bonne ! Ça nous a amusé un bon moment !